mai 17

J’ai couru La Pyrénéenne et j’ai adoré

Incité par mon vieux copain triathlète Marc – dont le club organisait la course – je me suis inscrit à ce 10km du 20ème arrondissement, un peu pour le plaisir de courir avec lui, un peu pour faire un 10km dans le quartier où j’ai passé ma jeunesse … et aussi pour boucher un trou dans mon agenda sportif entre le Marathon de Paris et la Paris-Saint Germain le 31 mai. Je n’ai pas de programme d’entrainement particulier à part les sessions avec le Garmin Team Running dont je vous parlerai dans un prochain billet et qui m’ont bien fait progresser. Bref après être allé chercher mon dossard le samedi, j’étais prêt à affronter les grimpettes de mon ancien quartier sans pression particulière ni objectif de temps.

Le matin du jour J, mes affaires prêtes depuis la veille enfilées, je pars de chez moi légèrement à la bourre vers 09h pour départ à 09h30. En arrivant une longue queue de coureurs patientait pour retirer leur sésame, ce qui est sympa pour ceux qui ne peuvent pas se déplacer les jours qui précédent, mais la place Gambetta pleine de monde, l’animation musicale et le soleil présent pour l’événement me rassurent : on va passer un super moment.

Je retrouve mon lièvre puis nous nous dirigeons vers la rue des Pyrénées d’où va être donné le départ. La rue des Pyrénées qui nous rappelle que la principale difficulté de la course va être dans les collines de Belleville et le coté montagnes russes ; sans être le mont Ventoux, les rue de Ménilmontant et Belleville sont redoutables pour les vélibeurs et les coureurs. Le départ donné avec un peu de retard nous propulse au milieu du peloton pour une course populaire et bon enfant. Les prétendants à la victoire nous ont laissés sur place et nous décidons avec mon complice de ne pas nous endormir.

Ça commence bien puisqu’après quelques centaines de mètres en montée, nous descendons Ménilmontant à fond de train, ça semble facile, il fait beau et les riverains nous regardent assez étonnés qu’il y ait une course rassemblant 850 coureurs dans leurs rues un dimanche matin. Un tour par la rue Boyer, on longe le Père Lachaise avant de reprendre la rue de Ménilmontant mais dans le sens de la montée cette fois. Moral au beau fixe, la grimpée ne nous fait pas perdre trop de vitesse. Nous bifurquons vers le Parc de Belleville et sa chouette vue sur Paris. Pas le temps d’admirer la vue ! On se dit que les sensations sont bonnes et qu’il y a possibilité de faire un temps satisfaisant. Au cinquième kilomètre un sub 45′ semble nous faire de l’œil, mais nous savons que la course se termine en une longue montée sur la rue des Pyrénées. Et effectivement les efforts fournis pour arriver au kilomètre 8 nous ont un peu atteints… je commence à avoir un point de côté, que je trainerai jusqu’à la fin, et la montée sans être trop raide demande plus d’énergie. C’est là que je sens mon manque de rigueur à l’entrainement post marathon. Cela dit je connais bien le coin et je sais que la ligne d’arrivée est proche. Chaque fois que mon camarade pousse, je réponds en accélérant, je fixe le concurrent devant moi et donne tout pour essayer de le rattraper. Au moment où nous arrivons sous le pont Ramus, je sais depuis un moment que pour un sub 45 c’est mort, mais je m’accroche pour creuser l’écart avec mon meilleur temps sur la distance l’an dernier au 10Km L’Equipe.

Au final nous franchissons la ligne en même temps, j’oublie d’arrêter ma montre – content d’avoir pu tout donner et d’avoir tenu la cadence malgré la douleur dans mon côté. Au final ma Garmin m’indique 47’07 minutes ce qui serait mon nouveau meilleur temps ! J’attends le chrono officiel pour savoir le temps que je devrais battre le 14 juin au 10km L’Equipe.

En conclusion une super course d’arrondissement à dimension humaine (850 participants) très bien organisée ; des bénévoles qui ont dû beaucoup donner pour assurer la circulation sur le parcours pour que nous puissions courir dans des conditions optimales.

Un grand merci à l’organisation également pour le parcours qui fait faire un super tour du 20ème, avec du dénivelé, de larges avenues pour prendre de la vitesse, des rues plus étroites pour corser la course, et surtout pas un parcours voie de garage le long du périph’.

Un vrai beau run urbain pour le plaisirs des coureurs !


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Ecrit 17 mai 2015 par DanRunParis dans la catégorie "Compétition", "Course", "Blog", "Fun", "Run

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