mai 30

Le Garmin Triathlon de Paris un premier Tri Happy

Le week-end du 29 mai grâce à Santé Sport Magazine j’ai participé à mon premier triathlon M : le Garmin Triathlon de Paris.

Par hasard heureux et sur un coup de tête, les hasards de la vie n’étant pas toujours sympathique j’avais besoin de me prouver que j’étais capable de dépasser mes limites et de relever les défis auquel on est parfois confronté.

Ça c’est décidé deux semaines avant, sans préparation spécifique ; je n’ai pas de vélo et pour ainsi dire, à part quelques trajets en Vélib, je n’en fais jamais.

Pour la natation je vais de temps en temps nager à la piscine, mais plus en complément de la course et pour attendre mon petit bonhomme durant une de ses activités que dans un but précis ; et de là à nager en eau libre avec une combinaison : jamais.

Et enfin je cours plusieurs fois par semaine mais j’avais depuis le Marathon de Paris du mal à retrouver de la vitesse.

Grâce à mon copain Marc, triathlète qui a insinué l’idée du triple effort dans un coin de ma tête, j’ai rapidement trouvé une combinaison Speedo. Pour le reste il ne me manquait qu’un vélo, que je n’ai pas trouvé dans le timing restreint que j’avais. Je me suis rabattu sur mon vélo de balade dominicale, un lourd et confortable BTwin de chez Décathlon.

Grâce aux conseils et avis des copains, j’ai compris le principe, des sacs de transition, de la lessiveuse, des transitions et de l’arbitrage, concept inconnu du bitumeux que je suis.

Vendredi dossard, perception des dits sacs de transition, dépôt du sac orange le fameux T2, et passage sur les stands de Stimium et de Substance Nutrition (je vous en parlerai après avoir essayé en cure pour les deux marques).

Et me voilà donc le samedi à déposer mon vélo et mon sac T1 sur le parc à vélo du Parc des sports de Choisy. Un œil au bassin qui est sombre et pas forcément accueillant mais une fois que l’on a posé le vélo il faut aller le chercher. Puis retour à la maison pour préparer mes affaires pour la natation et le vélo le fameux sac T1 ainsi que mes ravitos.

Pour les ravitos j’ai prévu une Mulebar entre chaque épreuve, ainsi qu’un gel Aptonia 700 avant le vélo et avant la course à pieds ainsi que de l’eau claire : un bidon par épreuve.

N’ayant pas de pédales automatiques sur ma bicyclette, je choisis pour les deux épreuves mes Ride 5 de chez Skechers
ultra confortables et dynamiques, et que je peux porter sans chaussettes sans soucis.

Dimanche matin 6h30 dans le RER en route pour le parc de Choisy, l’ambiance est bonne dans la rame et je discute avec d’autres concurrents. Les profils sont très divers : des cyclistes aux triathlètes confirmés, en passant par les runners qui ont envie de se frotter au triple plaisir de la nage et du vélo avant de courir leur 10 km dominical.

La zone de départ est bien organisée, les toilettes sont propres, et le bassin encore plus impressionnant à mes yeux.

La combi enfilée, les affaires de cyclisme préparées, je rejoins la zone de départ en discutant avec les triathlètes du Paris Sport Club.

Sur la zone je retrouve Fred de la Team PointZen j’enfile mon bonnet rouge et mes lunettes et me prépare à me jeter à l’eau au propre comme au figuré.

Le start donné je descends dans l’eau et là reflexe millénaire quand on se jette dans l’inconnu, je me suis mis à paniquer, respiration désordonnée, impossible de trouver mon rythme, des algues partout, la crise – pas très longue et même amusante a posteriori – mais qui m’a procurée l’influx d’adrénaline pour aller au bout du bassin.

Je vous passe les mandales partagées avec les autres nageurs, les paquets d’algues à déplacer pour avancer et la sortie de l’eau épique mais je termine en 32 minutes la natation, plutôt satisfait. Sans perdre de temps je me dépêtre de ma combinaison et me change pour aborder l’épreuve qui me stresse le plus : le vélo ; je n’en fais jamais et mon vélo n’est pas fait pour la compétition.

Je vous passe le détail des 40 km pour rallier la Tour Eiffel mais je pense avoir fait rire pas mal de concurrents avec mon bicloune, les motos officielles m’ont largement vannées, et j’en ai quand même bavé pour arriver. Cela dit j’ai peu ou prou maintenu une allure de 2’30-2’45 au kilomètre, ce qui était mon objectif.

J’arrive après 1h43 de course pour la dernière transition où je n’ai pas besoin de me changer, ça tombe bien car je suis en retard sur le rendez-vous que j’ai en haut du Trocadéro avec ma famille, j’ai beau essayer de mettre du rythme, la transition vélo course c’est pas immédiatement efficace, 3 km à essayer de courir comme un robot avant de pouvoir accélérer la foulée, le temps de saluer les copains qui après le 10 km l’Equipe ou la Paris St Germain sont venus assister à l’arrivée du Triathlon.

Retrouver sa famille quand les jambes sont lourdes et que la fatigue se fait sentir, redonne toujours un second souffle et j’attaque mon deuxième tour du Troca avec plus d’entrain, sachant que je suis tout près de la piste du Stade Emile Anthoine et de l’arche d’arrivée.

Je franchis la ligne au sprint avec l’envie de recommencer avec un vrai vélo, la natation était une épreuve très sympa nécessitant de la niaque et de l’engagement, et la course à pieds dans un décor de rêve un super moment de dépassement de soi.

Je ne pense pas rejoindre la famille des triathlètes ces hommes et femmes mi ondins, mi centaures mais assurément je vraiment apprécié les compétences et la pugnacité que nécessite le triple effort, et cette belle expérience me donne envie de croiser encore plus mon entrainement et de recommencer à l’occasion.

C’était mon premier Tri en mode Tri Happy !


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Ecrit 30 mai 2016 par DanRunParis dans la catégorie "Compétition", "Blog", "Triathlon", "Run

6 COMMENTS :

  1. By thesportyfamily on

    Génial !! J’ai fait le tri en relais cette année mais j’espère bien le faire toute seule comme une grande l’an prochain. Mention spéciale pour le Btwin car je me vois bien le faire avec le mien aussi !!
    En tout cas bravo.

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    1. By legoutdeleffort on

      Merci, c’était vraiment très sympa pour un premier, très roulant. Pour le vélo c’est faisable mais si tu peux avoir un vélo plus efficace tu n’en auras que plus de plaisir.

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  2. By Julien tri-sport on

    Respect pour ton triathlon surtout en Btwin, les joies du Triple effort 🙂 Je m’y suis mis également il y a bientôt 3 ans et je dois dire que je ne regrette pas.

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