juin 16

Les Courants de la Liberté mon marathon sans préparation spécifique.

Le weekend du 10 au 12 juin a eu lieu à Caen un festival de course à pieds comprenant :

– une course enfants,

– une course féminine de 5 km la Rochambelle au profit de la lutte contre le cancer (25000 participantes),

– un 10 km,

– un semi-marathon au départ de Pegasus bridge

– et un marathon: les bien-nommés Courants de la Liberté.



A la question « Peut-on faire un marathon sans préparation? », je répondrai simplement : Non!!

Le marathon est une épreuve d’endurance longue, difficile, coûteuse en énergie qui sollicite les ressources physiologiques, physiques et mentales du coureur au-delà du raisonnable. Et même si aujourd’hui c’est une épreuve à la mode, et que tout le monde court des marathons, ça n’est toujours pas anodin.

En revanche, quand Damien m’a proposé de l’accompagner sur cette course, j’ai tout de suite dit oui, même si je n’avais pas le temps de suivre un plan d’entrainement dédié, sachant que nous n’irions pas chercher la performance, mais le plaisir de la balade sportive.

Ayant des attaches en Normandie, je regardais depuis un moment cette course dont je prends régulièrement des portions lorsque j’y suis. Son parcours va de Courseulles-sur-mer à Caen en passant le long des plages du débarquement via Ouistreham et Pegasus bridge.

Ce marathon a de plus la réputation d’être difficile, le second semi étant une série de grimpettes dans la campagne autour de Caen, et cette réputation est loin d’être usurpée.

Le samedi, veille de la course, j’avais prévu de partir en début d’après-midi pour arriver suffisamment tôt pour aller chercher mon dossard au parc des expositions, et avoir le temps de ramener à la maison mon fameux vélo, dont je m’étais servi pour le Triathlon de Paris.

Malgré les grèves, j’arrive sans encombres à Caen après avoir voyagé dans le sas du train, le train dans lequel j’avais réservé étant supprimé. Au parc des expositions, la remise des dossards est rapide, les bénévoles sont efficaces et l’ambiance est festive. Il y a de nombreuses associations qui présentent leurs disciplines sportives, il y a aussi des jeux pour les familles et des food trucks pour assurer la restauration des visiteurs.

Les Rochambelles arrivent peu à peu sur le salon; leur départ est prévu à 19h, l’ambiance est à la fête. Un passage sur le stand de Tomtom et Fitletic et me voilà parti pour 22 km de bicyclette pour arriver à la maison.

Un mini barbeuq expresse avec du millet et des lentilles devant Angleterre-Russie et préparation de mes affaires pour la course du lendemain.

Short court Kalenji, mon t-shirt Funisher « «Le marathon c’est 90% au mental, le reste c’est dans la tête ! » (Adage que je suis là pour vérifier) mes Gorun Forza de chez Skechers Performance. Pour la stratégie nutritionnelle une fiole de Duotonic fruits rouge, 2 Mulebar, et un gel Mulebar.

Il faut dire que je n’ai pas fait de préparation spécifique, pas de fractionné, une ou deux sorties longues en mode runneuriste et pas mal de dossards qui m’ont un peu émoussés. Mais j’ai rendez-vous avec Damien (qui a couru le marathon de Poitiers quinze jours avant) pour courir les 42,195km des Courants de la Liberté, et notre objectif est clair :

Objectif Nul.

On a décidé de passé un moment sympa, sans pression, le marathon pour le plaisir de courir ensemble.

Le dimanche matin, réveil spontané à 6 heures, douche, habillage et porridge, banane, fruits secs puis départ à pieds pour la zone de départ à 4 kilomètres. J’arrive avant 8 heures: le froid et la pluie sont là. L’organisation est basique (toilettes sèches, pas de tente pour s’abriter de la petite pluie fine intermittente), mais sympa et efficace.

Je croise Cisco coureur parisien de Facebook, et retrouve Damien déguisé en Sangoku ; nous sommes prêts à partir pour 4h15 de course en espérant que la pluie nous épargnera.

Le départ est donné, nous laissons passer les coureurs ayant des objectifs
chronométriques et nous avalons les premiers kilomètres jusqu’à Luc-sur-mer où nous sommes flashés par un radar à 16 km/h (authentique ;-)) on papote, on rigole avec Nicolas un viking régional de l’étape qui est plutôt sympa et qui j’espère aura rempli son objectif du jour.

Le déguisement de Damien fait grande impression au public, qui sans être nombreux, est présent tout le long du parcours, à tel point que nous lions connaissance avec Valentin, un cycliste roux fan de Sangoku. Je me ravitaille au fur et à mesure avec ma fiole et une barre au 10 ème kilomètre, et surtout une bouteille d’eau à chaque ravito (c’est vital) même s’il ne fait pas chaud et que le temps est humide.

Photo du char à l’entrée d’Hermanville, selfie devant la bannière étoilée en clin d’œil à Sylvain dans le New Jersey, blagounette à la copine de Valentin qui court son premier marathon, nous sommes les dilettantes du peloton, mais nous avançons à notre rythme saccadé jusqu’au semi-marathon (2h06′).

Jusqu’à présent le parcours a été roulant et au 24 ème nous attaquons une succession de grimpettes et les dossards précédents se font sentir, j’ai les fessiers qui commencent à tirer (peut-être le vélo de la veille aussi), Damien ressent encore son marathon de Poitiesr. On croise Stéphane le copain normand de Damien et notre soutien principal sur la course ; Valentin qui pour notre passage et peut-être aussi celui de sa copine joue le pompom boy.

La fatigue de la course n’entame pas notre bonne humeur (re-Mulebar), nous continuons à applaudir les spectateurs, et à discuter en traversant les jolis villages de Périer-sur-Dan et Mathieu où au 36 km nous sommes attendus par une drache sévère qui en quelques minutes va nous tremper intégralement. Cette pluie est d’autant plus désagréable que mes muscles fessiers crampent de plus en plus, et que c’est à ce moment-là que nous sommes dépassés par les meneurs de 4h15′ ce qui n’est pas bon pour le moral, mais Caen et la ligne d’arrivée se rapprochent donc il s’agit de mettre un pied devant l’autre.

Arrivé à Caen, la ville est pour ainsi dire déserte: pas de public à l’exception d’un joueur de cornemuse qui nous booste le moral. Nous attaquons la dernière montée des Fossés St Julien au 41 ème kilomètre et arrivons Boulevard Yve Guillou où le public est rassemblé pour l’arrivée que nous faisons au sprint.

Nous terminons ensemble en 4h14′ : objectif accompli : du Run et du Fun, et une nouvelle breloque à ajouter à la collection.

Merci à Stéphane pour le taxi jusqu’à la gare et retour dans le sas du train bondé vers Paris après un rapide déjeuner à côté de la gare.

En conclusion, je dirai que l’on peut faire un marathon sans souffrance et sans entrainement spécifique, au foncier, mais ça implique du foncier principalement, mais également de l’entraide mutuelle avec un bon partenaire et une bonne stratégie nutritionnelle. Pour ce qui est de la récupération j’étais pas mal dans les escaliers le lendemain :-D.

Pour Les Courants de la Liberté si vous cherchez une épreuve solide dans un cadre sympa et avec une organisation au top n’hésitez pas d’autant que vous aurez le choix des épreuves selon votre niveau et vos envies.



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Ecrit 16 juin 2016 par DanRunParis dans la catégorie "Compétition", "Course", "Blog", "Run

2 COMMENTS :

  1. By thesportyfamily on

    Bravo quand même ! C’est le temps que je vise pour mon marathon en fin d’année avec une prépa spécifique et sérieuse 😀
    Mon fils aussi aurait adoré le costume de Sangoku.

    Répondre
  2. Pinback : Le Marathon de Paris la fête du running featuring Batman - Feed Your Run

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