septembre 26

Paris-Versailles ma Grande Classique

Cinquième participation, cinquième anniversaire de mon premier Paris-Versailles: mon premier dossard, ma première course.

Le Paris-Versailles c’est la course que tu fais la
première fois que tu cherches un vrai défi, c’est comme ça que les copains du club de judo me l’avaient présenté. J’avais besoin d’un challenge pour me remettre en selle après une de ces chutes dont la vie a le secret, et un copain m’avait dit que c’était vraiment difficile, la Côte des Gardes avec son profil gargantuesque, et la distance supérieure à 10 kilomètres, impressionnante pour quelqu’un qui n’avait jamais couru plus de quinze minutes sans s’arrêter.

Alors je me suis payé ma première paire de running sérieuse, et tout l’été j’ai couru, n’importe comment, le plus souvent possible, sans méthode, avec un objectif en vue : parvenir à être finisher!

De là est née une passion, le plaisir de la peur au ventre dans le sas, de l’excitation du départ, les concurrents, l’effort collectif et la ligne d’arrivée. La ligne d’arrivée que l’on mentalise, que l’on fantasme et que l’on passe.

C’est à chaque fois le même bonheur naïf, un shoot d’endorphines.

Paris-Versailles c’est une course historique puisque c’était cette année la 39ème édition. La zone départ était, pour cause de sécurité légèrement renforcée (merci la mairie de Paris et la préfecture de ne pas annuler les courses sur route comme c’est malheureusement trop souvent le cas depuis l’attentat de Nice) plus difficile d’accès.

Dès l’aube je pense (je ne l’ai jamais fait 😉 ) les coureurs commence à entrer dans le sas, car il n’y a pas de priorité particulière, les premiers arrivés le matin sont les premiers au départ, un sas élite, un sas partenaire, et 60 vagues de plus de 350 participants par minute ; une organisation millimétrée (merci les scouts).

10 heures : départ de la course internationale, à partir de 10 heures 01 : départ continu par vagues jusqu’à la 23ème.

Au vu de mon état de forme et de mon entrainement, j’ai programmé ma Polar sur 1h20 de course soit 5mn/km de moyenne, mais connaissant la Côte des Gardes et la bosse du cimetière, je sais que je vais devoir prendre un peu d’avance. Je pars avec Stéphan qui n’est pas au top mais qui m’emmène malgré tout en dessous de 5mn/km.

La journée commence bien, j’ai passé un bon moment dans le sas avec Godefroy et Catherine à discuter, j’ai un lièvre pour le départ et je croise même Jérémy que j’avais rencontré au Triathlon de Chantilly et qui me laisse sur place assez rapidement au troisième kilomètre.

Passage au ravitaillement d’Issy les Moulineaux (KM5,5), juste avant la côte des Gardes, un Gel iso High5 et de l’eau et j’attaque la montée en solitaire en essayant de conserver les 1mn30 que me donne ma montre par rapport à mon objectif. Les visages des coureurs sont marqués, qu’ils courent ou qu’ils marchent. La Côte des Gardes est le juge de paix de la course, elle consomme l’énergie du peloton.

L’arrivée au sommet annonce la partie vraiment agréable de la course, les routes forestières et la fraicheur du bois, car même si la météo n’est plus estivale, la dépense d’énergie et l’effort commencent à chauffer. Au ravitaillement de Meudon (KM8,3) je profite pour prendre de l’eau et quelques raisins secs pour me réhydrater et faire le plein d’énergie.

Ma montre m’indique que j’ai maintenant 30 secondes de retard sur mon objectif initial, retard facilement rattrapable grâce à quelques jolies descentes qui permettent de regagner sur le chrono.

Passage au ravitaillement de Viroflay (KM13,1): une petite pluie fine commence à tomber, rien de très méchant, mais le sol devient un glissant surtout au passage du ravito où les bouchons des bouteilles et les pelures d’oranges jonchent le sol. N’ayant pas d’essuie-glace je range mes lunettes et relance pour terminer sur les chapeaux de roue, ma montre m’indiquant que j’ai un peu moins d’une minute d’avance sur mon objectif.

J’en discutais avant la course, et il y a des copains qui ne sont pas fan de cette arrivée en faux plat à Versailles, mais moi j’adore l’arrivée sur l’avenue de Paris: c’est large, on ne voit pas immédiatement l’arche d’arrivée, mais l’ambiance que mettent les spectateurs annoncent la fin de la course. Et même si le temps n’est pas à la fête j’en garde le souvenir des arrivées ensoleillées des années précédentes.

A l’arrivée nous est remis un sac de ravitaillement et la médaille souvenir de la course.


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Ecrit 26 septembre 2016 par DanRunParis dans la catégorie "Compétition", "Course", "Blog", "Gels Iso", "Run", "Polar

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