septembre 27

Tomber 7 fois se relever 8 Reborn to Run

« nana korobi ya oki » (七転八起 – « tomber sept fois et se relever huit »).

Proverbe japonais, repris comme titre par Philipe Labro dans le titre éponyme, ça serait surtout le mantra d’une époque et de la pugnacité dont l’athlète d’endurance doit faire preuve. Au début ça a commencé comme dans le livre de Labro :

« C’est arrivé subrepticement, sournoisement, sans prévenir, une vraie saloperie, une lente et insidieuse pénétration. Je suis l’esclave d’une chose indéfinissable qui est en train de me détruire et je lui obéis sans aucune résistance… »

Parfois la vie vous fait des croche-pattes et on a l’impression que tout concourt à vous enfoncer, c’est là que soit on lâche, soit on fait autre chose ; moi j’ai acheté des baskets, une paire d’Adidas Response les 19 si je me souviens bien. Et j’ai couru, couru, pour l’instant sans m’arrêter.

Ça a été mon premier Paris-Versailles, puis le Marathon de Paris, et une course chassant l’autre ; une forme d’addiction au lycra, à la sueur et aux endorphines était née.

Quand on court il y a deux formes de coolitude, soit on a gagné le critérium de sa ville quand on était au collège et on est un Born-Athlète, soit on fait partie de ces gens qui ont toujours détesté le sport et sur le tard on devient un Reborn-Athlète.

Pour ma part deuxième solution ! J’avais besoin de me relever, je ne sais pas s’il y a une fierté particulière à être l’un ou l’autre, la vérité de chacun se trouve dans ses baskets, sur la ligne de départ.

Là où élite et lambda, hommes et femmes sont mélangés, tous tendus vers un même but, chacun son propre objectif en tête ; une des plus grandes joies de la course sur route ou du trail.

Courir, se mettre en mouvement, se lever tôt, se coucher tard, suivre un plan, gérer ses priorité, s’investir pour être au niveau de ses exigences, tendre vers un objectif, monter au fur et à mesure son niveau d’exigence, courir c’est prendre sa vie en mains et retrouver les vertus de ténacité et de pugnacité.

Heureusement que les équipementiers ont embrayé pour nous proposer des collections saisonnières qui apportent une bonne dose de consommation moderne a ce sport, sinon ça virerai à l’ascèse spartiate. Je suis le premier à adorer les dernières nouveautés, de la veste déperlante avec ses poches si pratiques pour les gels, à la montre qui va nous coacher et nous permettre de partager en temps réel nos performances – je ne suis pas naïf, j’y participe.

Même si la course à pieds est devenue le « running » et que les marketeurs nous abreuvent de courses concept et de textiles révolutionnaires, d’électronique pour tout quantifier, de chaussures qui sont encore plus…. (vous connaissez la bonne réponse), on est face à soi sur la ligne de départ et la joie que l’on ressent à passer la ligne d’arrivée est toujours fabuleuse.

C’est ce shoot d’endorphines qui fait que l’on se relève et que l’on avance, courir rend plus fort physiquement dans un premier temps, le corps s’adapte aux contraintes que l’on s’impose, mais muscle également le mental pour aller au bout de l’effort. L’entrainement, la création du possible, la mise en condition et la réalisation de l’épreuve renforce la confiance et l’image que l’on a de soi.

Sans compter les rencontres, les échanges sur les courses ou sur la piste, le running est un sport collectif où les origines sociales, culturelles n’ont pas d’importance, où les rencontres virtuelles deviennent souvent des amitiés IRL ; on a partagé les mêmes entraînements, les mêmes dossards, passé ensemble le « mur » et franchit les mêmes lignes d’arrivée.

Mettre un pied devant l’autre en travaillant sa foulée et sa cadence c’est définitivement la meilleur façon d’avancer dans la vie J .


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Ecrit 27 septembre 2016 par DanRunParis dans la catégorie "Lectures", "Blog", "Préparation", "Run

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