mars 20

Billet d’humeur, claquer une perf Et Alors !!!

Quand tu lis les blogs, les forums, quand tu suis les exploits des uns et des autres sur Instagram ou Facebook, quand tu discutes avec la twittosphère… ça performe, ça footing de récup à 3’50 » au kil ; ça claque du RP.

Et c’est vrai, en partageant on se motive, on s’engraine, on sort quelque soit le temps. Les runnings game comme Squadrunner nous font challenger le reste du monde ; on cherche à battre celui que l’on était hier, #BeatYesterday pour Garmin.

Internet a transformé la course à pieds – cette manie solitaire – en running, « le » sport collectif et tendance de ces dernières années.

Et au-delà du virtuel, les runners se retrouvent pour courir en groupe, pour être ensemble IRL* et se dépasser. Quelque soit ton niveau, il y a toujours un runner sympa pas loin de chez toi qui court à ton rythme et la toile te le fait rencontrer.

Pour beaucoup d’entre nous, ce running collectif est une source d’inspiration et de motivation : combien ont franchi des limites qu’ils croyaient infranchissables parce qu’un ou des twittos avaient ouverts la voie ?

Pour les athlètes du quotidien que nous sommes, le niveau monte. Même si courir un 10 km en 1H30 et plus devient l’exploit de ceux qui ont bossé dur pour ça, et que des acharnés se battent sur des plans d’entrainement pour finir un marathon en 5h, régulièrement on entend, on lit : « courir le marathon en cinq heures : arrêtez le massacre !!! ».

Pour quelle raison la course à pieds devrait-elle rester une discipline d’élite, pour des athlètes capables de courir le marathon en moins de 3h, et pour qui à moins de 5 séances par semaine on est un simple joggeur ?

Alors là je dis coup de gueule : pourquoi, alors que comme des milliers d’autres coureurs, je sors après le boulot pour mon fractionné en vue de participer à une course d’arrondissement, je devrais subir les ricanements des pseudo-léopards de l’asphalte ?

Quand je parcoure un 42,195 km mythique en 4h, pourquoi mon exploit ne serait-il pas un exploit ?

Les catéchumènes de la sueur hors stade ne valident pas, ET ALORS !! Comme dirait l’autre, les tortues qui aiment aller au-delà d’elles-même ont envahi les routes et les chemins, pour leur plus grand plaisir.

Quand le sport va de la performance à la perf-plaisir, ça crée un cercle vertueux qui pousse des millions d’anonymes à vaincre leurs limites :

« Le Sport va chercher la peur pour la dominer, la fatigue pour en triompher, la difficulté pour la vaincre. » dixit Coubertin, le Fondateur des Jeux Olympiques modernes !

Bref, être free to run, c’est un état d’esprit et un plaisir à partager sans modération, et si tu ne claques pas ton RP, le corps connait ses limites, ce n’est pas si grave du moment que tu as kiffé ta course.

Maintenant je pars du principe que je ne perds jamais : si je ne gagne pas, j’apprends sur moi et sur qui j’étais hier (merci Nelson 😉 ). Pour ce qui est de la course à pieds, Find Your Rythm c’est peut-être ça qui est important, non ?



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Ecrit 20 mars 2017 par DanRunParis dans la catégorie "Course", "Blog", "Run

1 COMMENTS :

  1. By Anaïs on

    J’aime beaucoup ton article. C’est vrai que le revers de la médaille avec les réseaux sociaux, c’est cette comparaison constante. On en oublie parfois qu’à la base on a commencé la course à pied pour se challenger soi-même

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