juillet 1

Bilan de fin de saison 2014/2015, je n’aurai jamais été aussi loin, ni aussi rapide

J’ai commencé à courir sur le tard, il y a 4 an maintenant, plutôt en solitaire car dans mon milieu d’origine, la sueur est plutôt vulgaire, puis, grâce à quelques copains en lycra, j’ai assumé ma passion naissante.

J’ai commencé à courir pour prendre ma vie en main, me fixer des objectifs et les tenir, pour dépasser les limites qui bornaient ma vie, par envie de franchir la ligne d’horizon, de voir au-delà. Je me suis posé des questions existentielles sur ma foulée, talonner or not talonner, porter des chaussures minimalistes ou à amorti.

J’ai essayé de changer ma pratique en suivant les conseils des sachants. J’ai progressé rapidement, je partais de zéro. J’ai couru sur piste, beaucoup en ville, fais du trail dans l’Esterel, ou sur les chemins du Cantal, j’ai même été initié au triathlon par un copain d’enfance.

Le temps faisant, je me suis mis à échanger avec une communauté de passionnés ouverte, geek, empathique, et j’échange avec toujours plus de coureurs en France et à l’étranger. Ma course à pied solitaire est devenue collective et solidaire.

Arrive le mois de juillet et l’heure d’un petit bilan ; depuis 1 an, j’ai donné à ma pratique de la course à pied un aspect plus carré. Equipé de ma Garmin, je suis mes entrainements, mes courses et je me programme des séances spécifiques adaptées à mes objectifs.

Et donc cette année : j’ai couru 1819,12 km, j’ai gravi 9174 m de dénivelé cumulé, j’ai brulé 130 165 calories ! J’ai surtout suivi avec plus de rigueur mes envies de kilomètres. Coureur solitaire, je n’aime rien tant que de courir de nuit ou au lever du soleil sur les berges de Seine, quand la nuit m’appartient – même si je dois me contenter souvent d’horaires plus classiques.

Si parfois je fais une entorse à mon habitude de solitaire, je participe régulièrement à un groupe informel. Que ce soit avec un copain ou avec une bande comme les runners du Garmin Team Running où le marketing n’est pas l’alpha et où les coachs (Merci Salah, Benoit, Jenny, Julien) sont toujours de bons conseils, c’est pour échanger, partager des expériences avec des runners plus expérimentés ou débutants.

Et quand je croise un copain dans un peloton ou un sas, j’ai l’impression d’appartenir à une famille hétéroclite et solidaire.

Cette année, j’ai couru deux marathons en prenant un pied formidable sur les deux. J’ai dépassé cet horizon mythique des 42,195km lors de l’Ecotrail de Paris sur 50km et 1000D+. Je suis passé de 50′ au 10km en février à 44’15 lors des 10km de l’hexagone au printemps, bref je n’ai jamais été si loin et si rapide et ce malgré de légère alertes ligamentaires au sortir de l’hiver.

En bre,f je suis donc un coureur heureux – ayant la chance de ne pas me faire de vrais bobos – et dont la pratique régulière voire addictive enrichit l’expérience et les relations humaines à travers de vraies rencontre sur des courses (comme Mike, Damien, Sandrine, Alex, Jeremie, Stephan, Paul, et tant d’autres… le reste n’est que marketing et billevesées car malgré tout cela, on est toujours seul dans ses baskets quand arrive le 30 ème kilomètre).

Pour la reprise : La Run&Bike solidaire avec mon grand garçon pour partager un premier dossard avec lui, la Grande Classique Paris-Versailles, le Marathon de Dublin comme objectif majeur de l’automne.

Bonnes vacances et attendez-vous à des recettes de houmous et fallafels sur le blog ;-).

 

 

 

juin 2

J’ai lu Eat&Run de Scott Jurek

J’ai lu Eat&Run de Scott Jurek, champion d’ultra trail américain qui livre sa biographie, et partage ses expériences de course, sa vie sportive et familiale, des recettes et conseils de nutrition.

Depuis près de vingt ans, Scott Jurek domine le monde de l’ultramarathon. Il détient depuis 2010 le record des Etats-Unis sur vingt-quatre heures, acquis à Brive, lors de l’épreuve éponyme. Il est aussi l’un des personnages principaux du best-seller Born to Run de Christopher McDougall.

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mai 25

Samedi j’ai fait un test de VMA avec Garmin Team Running

La VMA c’est quoi ?

Un nombre, un indicateur, une donnée indiscutable à un instant « T » pour Wikipédia – qui est la référence sans égales pour tout savoir sur tout (et réciproquement )-

c’est (ouvrons les guillemets) :

« La VMA est une bonne indication de la performance qu’un sportif peut réaliser sur des épreuves de l’ordre de 5 à 10 minutes, qui correspondent au demi-fond en course à pied. Pour des efforts plus en vrais c’est plus course comme des dératés sur la piste de Paul Faber longs comme la course de fond, la VMA permet d’avoir un ordre de grandeur de cette performance, avec une certaine incertitude dépendant de l’endurance du coureur. Pour des efforts de moins de 5 minutes comme le sprint, la VMA peut donner une indication avec une grosse marge d’erreur dépendant du métabolisme anaérobie lactique.

L’amélioration de la VMA est visée par tous les sportifs en endurance (fond et demi-fond) ; cela se fait notamment grâce à des entraînements « fractionnés » ou « par intervalles » incluant une succession d’efforts intenses aux alentours de la VMA (95-110 %) et de courts repos (inférieurs à la durée de l’effort et calculés pour ne permettre qu’une récupération semi-complète).»

dit comme ça, ça fait sérieux et scientifique !

Pour revenir au début, c’est-à-dire samedi matin à Porte de Champerret, j’étais en retard : grosse soirée de boulot la veille et couché à 2h du matin. Le lever à 8h pour être à 09h30 au stade a été difficile, pas forcément idéal pour passer un test VMA, mais bon pas d’autre solution …. donc baskets, collant malgré le printemps et zou.

Directement arrivé, échauffement avec le reste du groupe, un coucou aux coachs Salah, Benoit, Julien et aux habitués puis 10 mins de trot pour dérouiller la machine.

Une séance de fondamentaux (levées de genoux, talons fesses etc…) pour travailler les différentes articulations et préparer les organismes, puis enfin des séries de 100m en accélérations par palliés pour faire monter le cardio et donner du rythme.

Au final à la fin de l’échauffement je me sentais pas mal – en tous cas beaucoup mieux qu’au réveil.

Le format du test – 7minutes à fond les ballons autour de la piste – semble facile, mais 7 minutes à pleine puissance, ça pose la question de tenir jusqu’au bout et donc de s’économiser pour finir… ou de ne pas se poser de questions et risquer de ne pas terminer. Je pars donc aux alentours de 15km/h ayant une VMA à 15,5 (pour être précis !) au test réalisé avec Urban Running dans le cadre de ma préparation au Marathon de Paris ; je savais qu’il faudrait maintenir l’allure quoiqu’il arrive pour que le test soit probant.

J’avais en tête le 15,5 du test précédent et donc j’étais curieux de savoir si j’avais progressé depuis cet hiver, tout en sachant que pour un sportif amateur comme moi, la VMA ne fait pas tout, et que cet indicateur n’est qu’une donnée à prendre en compte dans l’entrainement, au même titre que l’alimentation et le renforcement musculaire.

Après 4 tours et 130 mètres de course et le stop du coach, le verdict tombe à bout de souffle : VMA à 15. Ce qui signifie, en terme d’objectif de course, que je devrais être capable de courir un marathon en 3h39, ce qui serait 20 minutes que mon meilleur temps sur la distance à Rennes en octobre dernier. Une marge de progression conséquente qui nécessiterait un entrainement un peu plus rigoureux que pour Paris, mais qui me fait penser que pour le Marathon de Dublin (26/10/15), qui est mon objectif de l’automne, je vais suivre un plan d’entrainement qui me permettra de gagner quelques précieuses minutes.

Après ce run dynamique de test, nos coachs nous avaient préparé un programme de PPG sympa pour nous achever.

Gainage en sphinx, puis dynamique, crunch et abdos latéraux puis quelques burpies faits d’une façon très différente que celle que nous pratiquions au judo. Alors que pour les judokas, la puissance et le coté prise de muscle est important, là Julien nous a fait pratiquer en explosivité façon cross-fit pour gagner en fluidité en course à pieds.

Au final une bonne séance pour démarrer le weekend en forme ! Merci Salah, Benoit et Julien 😉 surtout pour les burpies !!!


mai 20

Quand je dis que j’aime fractionner, on me regarde bizarrement !!!

Je ne sais pas si ça vous le fait aussi mais quand je dis que j’aime fractionner, on me regarde bizarrement.

Et oui j’aime fractionner ! Au début quand j’ai commencé à courir, je courais plus loin ou plus longtemps. J’ai débuté en augmentant progressivement la durée de mes sorties :un quart d’heure, une demie-heure, une heure, puis plus… et ensuite j’ai décidé de varier les parcours ou d’augmenter les distances.

 

Après avoir pris, pour de nombreuses raisons, une grosse claque à mon premier marathon, j’ai compris que si je ne m’entrainais pas avec plus de rigueur, je connaitrais à nouveau des courses aussi chaotiques et douloureuses.

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